Le sur-titrage au théâtre, de la traduction à la régie titres

par Claire Darfeuille, le 13 février 2016

Dominique Hollier est intervenue auprès des stagiaires de l’Ecole de Traduction du CNL-Asfored pour parler du sur-titrage théâtral, un métier qui requière des compétences tant techniques qu’artistiques. Le « Guide du sur-titrage » est à présent en ligne sur le site de la Maison Antoine Vitez.

« Le sur-titrage est au carrefour de la technique, de l’artistique, de la traduction et du spectacle vivant » introduit Dominique Hollier, comédienne et traductrice de pièces de théâtre britanniques et américaines. S’il est courant de dire au théâtre que le traducteur de la pièce est le premier metteur en scène, en matière de sur-titrage, la mise en scène existe déjà. Les sur-titres doivent y trouver leur place, sans perturber la vue du spectacle. Au sur-titreur, donc, d’accompagner au mieux la dramaturgie, le rythme, le jeu des acteurs, leur débit, leur mouvement et surtout de rester d’une vigilance extrême en cas de modification du déroulé du spectacle en cours de représentation…

« Tous les spectacles ne sont pas calés à la seconde près comme ceux de Bob Wilson », observe Dominique Hollier, qui a notamment sur-titré Zinnias, the Life of Clementine Hunter, et personne n’est à l’abri d’un trou de mémoire ou d’une interversion des répliques. « On traduit du spectacle vivant, pas un texte écrit, et on surtitre en direct au fur et à mesure que les acteurs parlent », précise-t-elle. Si certains pensaient confier cette tâche à une machine, ce n’est pas encore d’actualité…

Pour en savoir plus