Chantal Moiroud

Devenue traductrice d'italien par passion, il y a une bonne trentaine d'années, j'ai complété ma formation de base – capes d'italien – par un DEA de traductologie à l'ESIT (1992), dans l'espoir – déçu - d'y trouver des réponses aux questions que je me posais sur ma pratique. Ce fut une année passionnante, fertile, mais qui ne m'a pas apporté les réponses attendues, et il n'y avait pas encore de centres de formation. Sauf le CETL, où j'ai enseigné très vite et je continue à le faire. Pendant 5 ans j'ai aussi été chargée de cours de traduction à L'ESIT, où j'ai eu la chance d'assurer les cours du régime spécial, c'est-à-dire des cours destinés à des étudiants – polonais et norvégiens dans mon cas – dont l'enseignant ne parle pas la langue mais qui, eux, ont une excellente maitrise du français. Une expérience passionnante et très formatrice, pour les étudiants et leurs enseignants.

Je milite depuis mes premiers contacts avec la traduction pour la défense du statut du traducteur, la valorisation et la reconnaissance de son travail (SFT, ATLAS, dont je suis secrétaire générale).